...Nous ne sommes pas là pour plaire aux gens. Juste les aider et les défendre...La politique de régression sociale du gouvernement : vous êtes tous concernés...Il n'y a pas d'arrangement..Rejoignez-nous...Défendez vos droits, adhérez à la CGT...Une seule attitude, la ligne dure !...Nous sommes là pour vous informer, vous guider et vous aider...

01/11/2015

Retraites : en arrière toutes !






L'éditorial de Patrick Apel-Muller : "Le dispositif n’est pas seulement un concentré d’injustices à l’égard de ceux qui créent les richesses du pays, il est aussi un sale coup porté à l’emploi, à celui des jeunes notamment qui devront encore piétiner à la porte des entreprises."

Le mauvais coup a un auteur, le Medef. Celui-ci a des complices, la CFDT, la CGC et la CFTC, oublieuses des mots de La Bruyère : « S’il est périlleux de tremper dans une affaire suspecte, il l’est davantage de s’y trouver complice d’un grand ; il s’en tire, et vous laisse payer doublement, pour lui et pour vous. » Et les victimes se comptent par dizaines de millions de salariés qui se sont vus privés d’une année de retraite et d’une part substantielle de leurs pensions. Il est ainsi devenu possible de retarder l’âge légal du départ en évitant une loi qui, débattue au grand jour, aurait pu susciter des mobilisations massives. Voilà pourquoi après s’en être lavé les mains, François Hollande se les frotte : ainsi, l’âge réel de cessation d’activité n’a plus rien à voir avec l’âge légal, au mépris de la représentation nationale. Pierre Gattaz a donc toutes les raisons d’exulter. Il est parvenu à ne faire payer qu’aux salariés le rétablissement des comptes des retraites Agirc et Arrco, grevés par le chômage et la précarité, puisque le gouvernement lui avait accordé une compensation par l’allégement des cotisations pour les accidents du travail.

Le dispositif n’est pas seulement un concentré d’injustices à l’égard de ceux qui créent les richesses du pays, il est aussi un sale coup porté à l’emploi, à celui des jeunes notamment qui devront encore piétiner à la porte des entreprises. Il est aussi une illustration de la façon dont les milieux dirigeants veulent transformer « le dialogue social » en une arme retournée contre les salariés. Enfin, ce texte sur les retraites complémentaires témoigne de la vision de l’avenir qu’ont ses promoteurs : en arrière toute, c’est leur vision de la modernité et de la réforme !

Patrick Apel-Muller


Source : L'Humanité.fr du 02/11/2015

28/10/2015

Tellement vrai


Monique Pinçon-Charlot : "La violence, c'est François Hollande qui sert la soupe aux plus riches".Ce vendredi 9...
Posté par Ce soir ou jamais sur vendredi 9 octobre 2015

25/10/2015

Éloge des syndicats






Voici un article du Monde Diplomatique, d'avril 2015 et écrit par Serge Halimi. Bonne lecture.


Puisque chacun prétend se soucier de l’envol des inégalités, pourquoi cette analyse du Fonds monétaire international (FMI) est-elle passée à ce point inaperçue (1) ? En raison de ses conclusions ? Dans une étude présentée en mars dernier, deux économistes issues de ce temple du libéralisme relèvent « l’existence d’un lien entre la baisse du taux de syndicalisation et l’augmentation de la part des revenus les plus élevés dans les pays avancés durant la période 1980-2010 ». Comment expliquent-elles ce lien ? « En réduisant l’influence des salariés sur les décisions des entreprises », l’affaiblissement des syndicats a permis d’« augmenter la part des revenus constitués par les rémunérations de la haute direction et des actionnaires ».

Selon ces économistes du FMI, « une moitié environ » du creusement des inégalités que les libéraux préfèrent traditionnellement attribuer à des facteurs impersonnels (mondialisation, technologies, etc.) découlerait du déclin des organisations de salariés. Doit-on s’en étonner ? Quand le syndicalisme, point d’appui historique de la plupart des avancées émancipatrices, s’efface, tout se dégrade, tout se déplace. Son anémie ne peut qu’aiguiser l’appétit des détenteurs du capital. Et son absence, libérer une place qu’envahissent aussitôt l’extrême droite et l’intégrisme religieux, s’employant l’une comme l’autre à diviser des groupes sociaux dont l’intérêt serait de se montrer solidaires.

Or l’effacement du syndicalisme ne tient ni du hasard ni de la fatalité. En avril 1947, alors que l’Occident s’apprête à connaître trente ans de prospérité un peu mieux partagée, Friedrich Hayek, un penseur libéral qui a marqué son siècle, dresse déjà la feuille de route de ses amis politiques : « Si nous voulons entretenir le moindre espoir d’un retour à une économie de liberté, la question de la restriction du pouvoir syndical est une des plus importantes. » Hayek prêche alors dans le désert, mais quelques décennies plus tard, grâce à l’intervention directe — et brutale — de deux de ses admirateurs, Ronald Reagan et Margaret Thatcher, lors de conflits du travail marquants (les contrôleurs aériens américains en 1981, les mineurs britanniques en 1984-1985), le « pouvoir syndical » a rendu l’âme. Entre 1979 et 1999, le nombre annuel de grèves impliquant au moins mille salariés passe aux Etats-Unis de deux cent trente-cinq à dix-sept, celui des jours de travail « perdus », de vingt millions à deux millions (2). Et la part du salaire dans le revenu national recule... En 2007, sitôt élu président de la République, M. Nicolas Sarkozy fait à son tour voter une loi restreignant le droit de grève dans les services publics. L’année suivante, il pavoise tel un gamin hilare : « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit. »

En bonne logique, l’étude du FMI aurait dû insister sur l’urgence sociale et politique de renforcer les organisations de salariés. Elle estime plutôt qu’« il reste à déterminer si l’accroissement des inégalités dû à l’affaiblissement des syndicats est bon ou mauvais pour la société »... Ceux qui ont déjà une petite idée de la réponse en tireront sans effort la conclusion qui s’impose.

(1) Florence Jaumotte et Carolina Osorio Buitron, « Le pouvoir et le peuple» (PDF), Finances & Développement, Washington, DC, mars 2015.

(2) George Melloan, « Whatever happened to the labor movement ? », The Wall Street Journal, New York, 4 septembre 2001.

18/10/2015

Haute trahison




Le déplorable virage du Parti Socialiste vers une droite ultra-libérale ne date pas d'aujourd'hui. La gauche au pouvoir a renié ses promesses pour les diluer dans les cercles de la finance. Le gouvernement multiplie les amabilités avec le MEDEF, obéit aveuglément aux banquiers en réformant le pays à leurs souhaits, mais détruit pierre après pierre le droit social. 

Toujours plus de violence envers les travailleurs, toujours plus d'injustices ! Valls et sa clique, secondés par des syndicats félons comme la CFDT ou la CFTC agissent tel un rouleau compresseur sourd aux protestations du peuple, insensible à sa douleur.

Le tableau ne serait pas complet sans citer la place des médias. Manipulés et manipulateurs, ils distillent une information déformée et subjective. Un cas de haute trahison. La déontologie  bafouée, des sujets bidonnés, les médias font feu de tout bois pour tromper les masses. De véritables chiens de garde prêts à défendre les intérêts de leurs maîtres.

Oui, nous sommes trahis et menacés par le retour d'un capitalisme sauvage qui rallongera le temps de travail, le départ à la retraite, qui fera travailler les enfants, qui laissera les retraités, les plus faibles sur le bord du chemin... Un système inhumain basé sur le profit et la spéculation.

Plus que jamais la prise de conscience du peuple est nécessaire pour inverser le processus destructeur.
La CGT, quant à elle, adopte la ligne dure en refusant de se porter caution pour une politique de droite ouvertement opposée à la volonté du peuple.

Il n'y a pas d'arrangement.


André Le Gall.

La CGT met en garde contre «l'exaspération des salariés» qui monte




Article du Figaro.fr du 18/10/2015.

«Faites attention, ça va exploser». Le message du secrétaire général Philippe Martinez dans Le Journal du Dimanche annonce à l'exécutif un climat social qui n'ira qu'en empirant si rien n'est fait en faveur des salariés.

Pas de compromis avec le gouvernement. C'est en substance la position ferme et critique exprimée par Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, dans Le. Le mois d'octobre est en effet particulièrement tendu sur le plan du dialogue social avec les agressions subies par les deux cadres d'Air France, le salarié de STX refusant de serrer la main du président de la République, et la négociation houleuse sur les retraites complémentaires où la CGT a finalement claqué la porte (de même que FO).

Philippe Martinez ne regrette rien de ces positions, notamment sur Air France où il fustige la position du premier ministre Manuel Valls qui soutient la direction d'Air France dans son action en justice. «Le premier ministre s'entête à ignorer les salariés. Pas un mot pour les 3000 futurs licenciés. Pas un mot après que cinq salariés ont été réveillés par la police devant leur famille et gardés à vue plus de trente-six heures comme des malfrats de la pire espèce. Et toujours pas un mot du premier ministre pour dire que c'est exagéré» dénonce-t-il. Un premier ministre et des membres du gouvernement qui font de plus, selon lui, un mauvais procès en «conservatisme» (selon les mots de Manuel Valls) à la CGT: «La ministre du Travail (Myriam El Khomri, ndlr) et Manuel Valls nous renvoient la responsabilité d'un possible échec électoral en décembre et à la présidentielle, et si le FN gagne, ce sera aussi la faute de la CGT… Mais on va où là?»

La conférence sociale, un événement «pas sérieux du tout»

Pour le représentant syndical, le chef de l'Etat qui est à ses yeux «dans la continuité de son prédécesseur» n'a pas tenu ses promesses et affiche un bilan négatif: «Il a dit que son ennemi est la finance, mais les dividendes des actionnaires ont augmenté de 60% en cinq ans; il voulait faire de la jeunesse une priorité mais les jeunes vivent plus mal que leurs parents. Et on voit que le salaire médian a reculé en 2013».

Autant de raisons pour laquelle la CGT a annoncé qu'elle ne participerait pas à la conférence sociale organisée lundi par le gouvernement. Un choix parfaitement assumé: «Cette conférence sociale c'est uniquement de la communication, ce n'est pas sérieux du tout. On ne va pas écouter une grand-messe d'experts patronaux et participer à des tables rondes avec des ministres qui viennent se faire valoir. Il y a des sujets qui ne sont pas pris en compte. La CGT veut parler des salaires et du temps de travail, car ce sont clairement les priorités des Français (…) Quand les salariés ne sont pas contents, il faut des signes forts des syndicats. Chez Air France, notre refus de participer à la conférence sociale est très apprécié». Une décision renforcée par l'opposition de la CGT, vendredi dernier, sur la question des retraites complémentaires et de l'accord signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC: «Cet accord est tout simplement scandaleux. Sur les 6 milliards d'économies, il y a 5,4 milliards qui se feront sur le dos des salariés et des retraités (…) Ce n'est pas ce que j'appelle un équilibre!»

Autant de motifs de colère qui amène Philippe Martinez à mettre en garde le gouvernement: «Nous on a prévenu. Quand on croise des ministres, on leur dit l'exaspération des salariés, on leur dit ‘Faites attention, ça va exploser'». Et le secrétaire général de la CGT de laisser entendre que d'autres expressions de colère sociale de type Air France risquent de se reproduire: «Quand on n'est jamais écoutés, qu'on risque de perdre son boulot et qu'il y a 6 millions de chômeurs, on ne va pas prendre ça avec le sourire. Seuls ceux qui ne connaissent pas la vie s'étonnent des expressions de colère».

17/10/2015

Le 08 octobre 2015 à Avignon







Salauds de salariés





Article de Nicole Gaspon, publié dans Le Travailleur Catalan d'aujourd'hui.


Sale temps pour les travailleurs de ce pays, licenciements, exploitation, bas salaires...ils seraient condamnés à subir, en silence. L’exemple d’Air France est, à cet égard éclairant, face au wagon de suppressions de postes, décidé dans le calme feutré des conseils d’administration, les salariés osent-ils manifester, serait-ce rudement, et les voilà traités de criminels, désignés à l’opprobre publique. Face à la morgue insultante d’un Bergoügne de Juniac, PDG qui aimerait être basé au Qatar pour mieux mater ses sujets, que leur reste-t-il, si ce n’est la rue, pour se faire entendre, avoir une visibilité ?

La réalité, c’est que la guerre de classe est déclarée. Le patronat, désormais, n’a plus de retenue, il veut tout, tous les droits, l’argent sans limites, et rien pour les salariés. C’est le retour au capitalisme sauvage du bon vieux temps, celui que fustigeait Jaurès. Avec, dans le contexte d’aujourd’hui, des médias à la botte des grands groupes, veillant à peser sur l’opinion, toujours dans le même sens.

La « macronisation » du gouvernement complète le tableau, de provocations en 49. 3, le phénomène ne fait qu’attiser les braises, exacerber la colère du monde du travail. L’exécutif défend l’idée d’un patronat libre de faire et obtenir tout ce qu’il veut, normal, alors, que celui-ci se sente pousser des ailes.

La situation est lourde de dangers, mais aussi de possibilités. Les salariés d’Air France, comme tous ceux qui se battent pour l’emploi sont du côté de l’avenir de ce pays. Ils méritent tout notre soutien. Ils ne doivent pas rester seuls, la mobilisation doit se développer, dans tout le pays, seul moyen pour que le patronat en rabatte, mais aussi pour ouvrir de nouvelles perspectives économiques et sociales. La montée en puissance du mouvement social est un paramètre indispensable pour bouger les lignes. Tout comme la dimension politique, à ce titre, les élections régionales qui auront lieu en décembre prochaine offriront une autre occasion de d’exprimer sa colère.