...Nous ne sommes pas là pour plaire aux gens. Juste les aider et les défendre...La politique de régression sociale du gouvernement : vous êtes tous concernés...Il n'y a pas d'arrangement..Rejoignez-nous...Défendez vos droits, adhérez à la CGT...Une seule attitude, la ligne dure !...Nous sommes là pour vous informer, vous guider et vous aider...

22/02/2016

DU NOUVEAU

Une nouvelle page vient d'être créée, la page vidéo. Bonne lecture.

20/02/2016

Dix propositions pour le Code du travail






Par Gérard Filoche, ex-inspecteur du travail. À l’opposé du rapport Badinter, qu’il juge destructeur, l’ex-inspecteur du travail Gérard Filoche a réactualisé ses propositions pour moderniser le Code du travail dans un sens plus protecteur. Il en livre la synthèse pour l’Humanité.

Le rapport remis le 26 janvier par la commission Badinter signe la condamnation à mort du Code du travail construit depuis un siècle. Plusieurs fois passé gravement à l’acide des exigences du Medef depuis dix ans, il ne devrait pas être affaibli mais renforcé.

1. La première préoccupation est de réduire la durée réelle de la semaine de travail au plus près de la durée légale de 35 heures et de poursuivre vers 32 heures puis 30 heures. Le « temps de travail effectif » doit être défini comme le « temps où le salarié est subordonné à l’employeur ». Les heures supplémentaires, dont le contingent annuel doit être réduit à 100 heures, doivent redevenir exceptionnelles, elles doivent être majorées de 50 % pour les cinq premières et de 100 % pour les suivantes. La durée du travail légale annuelle doit être rétablie à 1 600 heures par an, le « forfait jour » abrogé. Les deux jours de repos consécutifs hebdomadaires, sauf cas de force majeure, doivent être rétablis. En cas de dérogation exceptionnelle, une majoration de 200 % doit être rétablie ainsi que pour le travail de nuit. Tout travail sera interdit aux enfants âgés de moins de 16 ans.

2. Stopper la précarité, en fixant par la loi un quota maximal d’intérimaires et de CDD égal à 5 % maximum des effectifs dans les entreprises de plus de 20 salariés, sauf dérogation préalable pour circonstances exceptionnelles. La loi doit augmenter l’indemnité de précarité d’emploi : à 25 % pour les CDD comme pour l’intérim. La durée d’un CDD doit être au minimum d’un mois et au maximum d’un an. Tout allégement des cotisations pour les emplois à temps partiel et précaires doit être supprimé. La loi doit encadrer le temps partiel avec un plancher réel de 24 heures.

3. Établir un nouveau contrôle administratif sur les licenciements. À nouveau, l’inspection du travail doit pouvoir suspendre la procédure dès lors qu’il y a « un doute manifeste » sur le bien-fondé du licenciement. Pour les licenciements collectifs, la « loi de modernisation sociale » de janvier 2002 devrait être rétablie et améliorée de façon à donner à la puissance publique les moyens d’interdire effectivement les délocalisations et licenciements ne reposant pas sur des difficultés économiques réelles et sérieuses. Pas de « rupture conventionnelle » sans un motif précis et sérieux.

4. Réguler la sous-traitance, avec trois mesures essentielles : rendre pénalement, civilement et économiquement responsable le donneur d’ordres ; aligner les conventions collectives des sous-traitants sur celle du donneur d’ordres le temps de l’exécution des marchés ; faciliter la lutte contre le faux travail indépendant et le prêt illicite de main-d’œuvre. Cela revient à abroger les lois qui ont encouragé les « découpes » d’entreprises et toutes les formes de recours à la sous-traitance dérégulée, aux pseudo-autoentrepreneurs ubérisés.

5. Redévelopper la démocratie syndicale et sociale. Les élections prud’homales doivent être rétablies et le système d’élections directes étendu à la gestion de toutes les caisses de protection sociale. Les élections professionnelles et celles des comités paritaires de la fonction publique doivent être organisées à date fixe le même jour, tous les deux ans au plus, dans chaque branche.

6. Renforcer les moyens et les pouvoirs des instances représentatives du personnel. Les CE devront sur certaines questions donner un « avis conforme » sans lequel l’employeur ne pourra imposer un certain nombre de décisions (embauche de précaires, heures supplémentaires, licenciements). Les conseils d’administration seront composés à 50 % de représentants élus et protégés des salariés. Les conseillers du salarié se verront augmentés en nombre, en moyens, crédit d’heures, avec la possibilité d’être saisis par les salariés là où il n’y a pas de délégués du personnel.

7. Développer l’hygiène et la sécurité au travail. Le taux d’exposition aux risques étant plus élevé dans les petites entreprises, il faut abaisser les seuils à 20 salariés, initier des CHSCT de sites et de branches, départementaux. Les CHSCT seront élus et non plus désignés, auront un budget et un statut propres, leurs membres seront formés et disposeront de crédits d’heures suffisants pour exercer leur mission. Une « obligation de faire » sera instaurée en matière d’hygiène et sécurité.

8. Stop aux discriminations. L’égalité salariale doit être établie partout sous peine d’astreintes et de lourdes sanctions financières. Les conventions collectives doivent comporter des chapitres obligatoires sur l’évolution des carrières, des qualifications, des niveaux, échelons et coefficients salariaux. Les femmes de retour de congé de maternité devront retrouver un poste similaire et seront protégées pendant dix-huit mois après leur retour de couches.

9. Pour une vraie Sécurité sociale professionnelle. Il s’agit de mettre en œuvre quatre droits fondamentaux constitutifs pour les salariés comme pour les chômeurs : le droit au reclassement ; le droit au revenu ; le droit à la protection sociale ; le droit à la formation continue. Les formations des demandeurs d’emploi doivent être rétribuées dans les mêmes conditions que le chômage : 75 % des derniers salaires. Cela impose la création d’un grand service public de la formation professionnelle doté des moyens nécessaires.

10. Renforcer les moyens de l’inspection du travail. Le nombre de sections d’inspection doit être au moins doublé pour permettre le respect des droits des salariés. Cette bataille pour un nouvel ordre public social doit être accompagnée d’un renforcement du droit pénal du travail : sanctions effectives plus fortes, directives aux parquets plus strictes contre la délinquance patronale.


Source : L'HUMANITÉ.FR - Mardi 16/02/2016

Le détail de ces propositions sur le blog de Gérard Filoche  en cliquant ici !



Non à la fermeture de la crèche familiale du Pays d'Apt





La crèche familiale du Pays d'Apt c’est : 

  • 15 enfants gardés par des nounous
  • Un mode garde collectif et public de qualité
  • Une relation de confiance parents-nounous
  • Des activités avec les personnes de la maison de retraite

La fermeture c’est :
  • Économiser sur le bien-être des enfants
  • Une concentration des enfants dans les crèches
  • Un choix coûteux pour les parents et limité sur les modes de garde

Aujourd'hui, habitants du Pays d’Apt, parents, enfants, personnels, élus et associations affirmons notre souhait de maintenir la qualité du service de la crèche familiale de notre territoire !

Après avoir fermé en 2015 la crèche « les Kangouroules », une crèche de plus risque d’être fermée en 2016.

Nous  voulons éviter un choix économique... au détriment des enfants.


Cette fermeture est une économie sur la qualité d'encadrement de nos enfants. Alors que ce service renforce l'attractivité du territoire, la suppression de la crèche familiale, prive des dizaines de familles d'un mode d'accueil indispensable.


Un bouleversement pour le personnel de la crèche et les enfants !


Depuis 25 ans, des assistantes maternelles de cette crèche donnent le meilleur d'elles-mêmes pour l'éveil des enfants. Leurs avenirs et celui des enfants du Luberon se décident maintenant !


"Une bonne éducation est la source de tout bien dans le monde."
Citation de Emmanuel Kant ; Traité de pédagogie (posthume, 1803)




17/02/2016

I N S O U M I S S I O N



Le constat est sévère. Jamais les riches n'auront été si riches et jamais les pauvres n'auront été si pauvres. En France les délocalisations, les fermetures de sociétés vont bon train. La terrible concurrence européenne tend à niveler par le bas les salaires, les conditions de travail et la couverture sociale. Tout cela au nom du profit et de la finance. L'économie, peu à peu, a pris une place majeure dans les affaires de l'État. Contrairement à ce qu'a déclaré Charles De Gaulle en 1966*, la politique de la France se fait à la corbeille* et les marchands ont envahi le temple !

Aujourd'hui ce sont les banquiers qui imposent leurs lois dans les États dont ils sont les créanciers. Ainsi le Fond Monétaire International, la Banque Centrale Européenne, pour ne citer qu'eux s'immiscent dans les affaires nationales en exigeant des réformes structurelles : réduire les conquis sociaux, casser le code du travail, anéantir le service public pour le remplacer par des entreprises privées, détruire la force des syndicats.........Des réformes soit disant nécessaires comme le martèlent les médias aux ordres du pouvoir !

Le peuple, dans tout cela, est rendu responsable. Le travail coûte trop cher, les 35 heures plombent l'économie, la retraite est prise trop tôt, les chômeurs se complaisent dans l'oisiveté...Autant de motifs pour réformer à tout prix, en arrangeant au passage les affaires des patrons. De mensonge en mensonge les médias servent dans leurs messes journalières, la soupe au pouvoir en place. Les présentateurs complaisants, les économistes voués à la loi du marché, les consultants incontournables sont à la manœuvre pour colporter la bonne parole.

Aujourd'hui en France, ce sont des syndicalistes que l'on jette en prison ; ce sont plus de 6 500 000 chômeurs ; ce sont des salariés pauvres et des retraités dans la misère ; ce sont aussi des milliers de sans abri ; ce sont des millions de gens dans la détresse. Aujourd'hui la France tourne le dos à ses valeurs humaines fondamentales comme les Droits de l'Homme. Qu'importe puisque les politiciens de tout bord aiment l'entreprise ! Qu'importe puisque la finance continue à s'engraisser !

Pour ces raisons, un seul mot surgit et transcende le débat tronqué : INSOUMISSION ! Refusons ce qu'on veut absolument nous faire croire comme bon. Révoltons nous contre ce système qui fait de la pensée unique le seul chemin d'une politique économique. Indignons nous pour toutes les injustices faites aux personnes, mais aussi à l'environnement.


Soyons des insoumis !




André Le Gall


*« La politique de la France ne se fait pas à la corbeille », la formule est restée célèbre. Le général de Gaulle entendait indiquer avec celle-ci que les intérêts privés des investisseurs ne sauraient dicter leur loi à la politique d’un État qui se voulait stratège, centralisateur et maître de ses choix.
* A la bourse, au palais Brognard et avant l'informatisation les opératons boursières, les transactions se faisaient autour d'un lieu en forme de corbeille. https://www.youtube.com/watch?v=w5VfVubcNaQ

08/02/2016

COMITÉ DE SOUTIEN AUX « 8 DE GOODYEAR »





Nouveau sur APT, un collectif de soutien aux 8 de Good Year a été créé

Historique comité GoodYear APT

"8 salariés (dont 5 militants CGT) de Goodyear - Amiens ont été condamnés récemment à 9 mois de prison ferme par le tribunal d'Amiens pour avoir retenu deux cadres de l'entreprise de pneumatiques, contre leur gré, au cours d'une grève dure pour s'opposer à la fermeture de l'usine et qui a abouti malgré cela à la liquidation des emplois. Condamnation d'une sévérité sans précédent toutes ces dernières décennies alors même que les cadres en question avaient retiré leur plainte, reconnaissant n'avoir jamais été maltraités... la CGT-Goodyear a initié, sur internet, une pétition de "soutien aux 8 de Goodyear", voici environ 3 semaines, qui a recueilli plus de 150000 signatures actuellement ! Signataires, dès son lancement, de cette pétition, 2 aptésiens, désireux de s'associer davantage à cette solidarité envers le monde du travail, ont décidé d'essayer de mettre sur pied un comité de soutien local. Mettant en commun leur mince carnet d'adresses avec celui de quelques autres amis progressistes, ils ont réuni quelques forces et sont allés proposer une pétition inspirée de celle de la CGT sur le marché paysan d'Apt le mardi 2 février : 71 signatures en un peu plus d'une heure ! Peu de refus, peu d'opposition, quelques réactions timorées mais surtout un bel élan de solidarité, de besoin de justice... Le comité de soutien s'est ainsi rapidement étoffé et ce sont 19 habitants du pays d'Apt qui se sont retrouvés devant la sous-préfecture locale à 11 h ce jeudi 4 février, jour de mobilisation nationale en faveur des "8 de Goodyear", pour leur relaxe. Sur sa lancée, le comité a sollicité une entrevue avec la sous-préfète qui a reçu immédiatement et écouté attentivement une délégation de 2 membres du comité. Le comité de soutien aptésien entend continuer ses actions de sensibilisation auprès de la population du pays d'Apt et ses membres se sont donnés rendez-vous pour une toute prochaine collecte de signatures sur leur pétition". La presse locale a été informée de l'existence du comité et de ses premières actions.

Conformément aux décisions prises, une dizaine de membres du comité de soutien se sont retrouvés sur le marché d'Apt le samedi 6 février à 10 h 30. L'accueil des aptésiens  (et des habitants des communes voisines) fut à nouveau très très bon. 180 signatures en 1h1/4 ! et 3 nouveaux membres au comité ! total actuel des signatures : 251 ! la solidarité, l'exigence de justice pour les 8 de Goodyear, mais aussi les difficultés de la vie quotidienne pour une grande majorité des personnes rencontrées, le ras-le-bol vis-à-vis des politiques gouvernementales, se sont exprimés presque toujours...
Le comité va prochainement "faire le point" sur ses actions à venir en faveur des 8 de Goodyear et sur son devenir propre."


Le tract

Le formidable élan de solidarité réclamant le retrait des poursuites contre les 8 travailleurs de Goodyear, injustement condamnés par le Tribunal correctionnel d’Amiens pour avoir défendu leurs emplois, se poursuit.
En exigeant, par la voix du Procureur, des peines de prison ferme, Hollande, Valls et Macron espèrent intimider les salariés qui redressent la tête et agissent pour la défense de leurs droits.
Depuis maintenant deux semaines, c’est un formidable mouvement citoyen qui leur répond qu’on ne se laissera pas impressionner et que nous sommes déjà plus de 150 000, et bientôt certainement beaucoup plus, à exiger la justice pour les 8 de Goodyear.
Il faut encore amplifier cet élan, permettre à ceux qui le souhaitent de s’exprimer et préparer un rassemblement aussi massif que possible à Amiens le 4 février, jour de l’audience devant la cour d’appel. Aussi est-il proposé, à toutes celles et à tous ceux qui le souhaitent, de créer dans leur ville, leur arrondissement ou leur entreprise un comité de soutien des 8 de Goodyear.
L’objectif immédiat est d’avoir partout des relais pour continuer à faire signer largement possible la pétition, si possible sur le site internet https://www.change.org/p/françois-hollande-l-appel-des-goodyear, pour des raisons de comptabilisation plus facile du nombre de signatures.