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27/04/2016

Loi travail



Appel des organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL
mercredi 27 avril 2016
Les nombreuses initiatives, grèves, manifestations et rassemblements qui se sont multipliés depuis le 9 mars renforcent la détermination des organisations syndicales de salarié-e-s, de lycéen-ne-s et d’étudiant-e-s à obtenir le retrait du projet de loi travail et gagner de nouveaux droits pour les salarié-e-s. Le mouvement est majoritaire dans l’opinion. Le gouvernement doit enfin entendre ces revendications et cesser de répondre aux exigences du patronat.

Le rapport de force créé depuis le début du mois de mars a déjà obligé le gouvernement à quelques reculs par rapport au projet initial et à apporter des premières réponses aux organisations de jeunesse. Pour autant, le texte actuel, totalement inacceptable, est porteur de précarité et de reculs sociaux pour les travailleurs-euses et la jeunesse.

Gagner le retrait du projet de loi travail est possible. La grève et les manifestations du 28 avril, le 1er mai seront un moyen supplémentaire pour avancer vers cet objectif. La tenue d’assemblées générales dans les entreprises, les services, les lieux d’étude pour débattre de la grève, de son ancrage dans la durée, des modalités d’action doit permettre d’aller plus loin jusqu’au retrait de la loi et l’obtention de nouvelles garanties collectives porteuses de progrès social.

Des luttes et mobilisations se développent et se construisent dans de nombreux secteurs autour des questions de conditions de travail et d’études, de salaires et de précarité... Elles doivent être entendues.

Le 3 mai va s’ouvrir le débat parlementaire, qui se poursuivra pendant plusieurs semaines. Les organisations syndicales appellent à faire de cette journée un nouveau temps fort de mobilisation et d’initiatives. Ce 3 mai les organisations syndicales prendront la parole publiquement pour exiger des parlementaires réunis à l’Assemblée nationale le rejet du projet de loi et faire entendre leurs revendications.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL toujours plus déterminées appellent les étudiant-e-s, les lycéen-ne-s, les salarié-e-s, les personnes privées d’emploi, les retraité-e-s à unir leurs forces en participant massivement aux grèves et manifestations du 28 avril, et à renforcer les actions et mobilisations les 1er et 3 mai. D’autres suivront si le projet de loi n’est pas retiré.

Paris, le 26 avril 2016

21/04/2016

Terriblement Ancien Régime...





L'éditorial de Patrick Apel-Muller

"Les chevau-légers du libéralisme s’accordent pour sabrer les droits sociaux et débarrasser les ultra-riches de l’obligation de reverser un peu de ce qu’ils ont amassé sur le dos des salariés."

À quelques heures d’intervalle, le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, se prononçait pour la suppression de l’impôt sur la fortune et Bruno Le Maire, prétendant à la candidature LR, prônait la réduction de l’impôt sur le capital de 60 à 25 %. Les chevau-légers du libéralisme s’accordent pour sabrer les droits sociaux et débarrasser les ultra-riches de l’obligation de reverser un peu de ce qu’ils ont amassé sur le dos des salariés. L’un tourne dans le manège gouvernemental ouvert par un François Hollande, séduit par ce banquier qui n’aime pas la gauche. L’autre se dresse sur ses étriers pour prendre la tête d’une restauration. Ils vont l’amble, même pas, même credo. Les décombres du quinquennat, les désarrois populaires, leur semblent l’occasion à saisir pour ruiner le modèle social français. Ils sont pressés, craignant que les mouvements contre la loi El Khomri, les Nuits debout, la recherche d’une alternative progressiste à la crise de régime les prennent de vitesse.

Le discrédit du pouvoir a pris d’incroyables proportions, attesté par les sondages. La perspective de retrouvailles Hollande-Sarkozy au second tour de la présidentielle révulse l’opinion… Trop de promesses trahies, trop de difficultés éprouvées. Cette page est sur le point de se tourner. Le score estimé d’un Jean-Luc Mélenchon, premier candidat déclaré d’une gauche de transformation, témoigne de la recherche d’une expression par le courant progressiste qui devient une alternative crédible, s’il parvient à s’unir dans les mois qui viennent. Alors se remettra en marche le progrès social. Ainsi, le mirage macronien du « tous milliardaires » ne tardera pas à se révéler comme la promesse d’une ubérisation qui réduirait la jeunesse à pédaler vers plus de précarité et d’exploitation, comme le montre notre enquête d’aujourd’hui sur les livreurs de repas dans la capitale. Le fringant banquier fera alors terriblement Ancien Régime.


Source : l'Humanité.fr 21/04/2016

20/04/2016

Incontournable





On la dit en déclin, ringarde, engoncée dans un syndicalisme du refus… Depuis quelques années, la CGT est devenue la cible systématique des mandarins du libéralisme.

Le syndicat, qui ouvre aujourd’hui son 51e congrès, à Marseille, n’est certes pas sorti d’une période lourde de crise. Il pourrait même perdre sa place de première organisation de salariés. Mais, sans la CGT, que serait le mouvement contre la loi travail ? Sa capacité de mobilisation, son rôle irremplaçable dans la construction de l’unité syndicale, les propositions qu’elle développe pour des réformes qui sécurisent le travail ou pour les 32 heures, montrent que le plus ancien des syndicats français reste un incontournable du mouvement social. À observer le bide de la prestation télévisée de François Hollande jeudi, on se dit, en tout cas, que la CGT est bien plus en phase avec l’opinion que le président de la République. Ce soir-là, un grand nombre de Français a délibérément choisi l’abstention médiatique. Et, depuis, l’affaire vire au cauchemar. Ses promesses sur la jeunesse ? Huit personnes sur dix considèrent qu’il ne les a pas tenues. Une candidature « refuge » en 2017 ? Exit. Éliminé dès le premier tour, battu dans tous les cas.

La contestation contre la loi El Khomri reflète un trop-plein de réformes régressives qu’une « alternance » avec la droite en 2017 ne ferait qu’aggraver. La « résistance du vouloir bien vivre » se remet en mouvement. Une onde de choc antilibérale secoue de nouveau le pays et son bouillonnement polymorphe porte en lui l’espoir que se concrétise un vrai changement. Sur la place de la République, les mots se libèrent et riment avec imaginaire : « La commission poésie lance sa grève contre le silence. On ne se tait plus ». Sûr que le réveil de la contestation, le croisement des générations en son sein et le souffle régénérant de Nuit debout forment un remue-méninges tonifiant pour les débats du congrès de la CGT.


Sourec : l'Humanité.fr - 18/04/2016

13/04/2016

Communiqué du NPA





Communiqué du NPA. Ils ne feront pas taire Nuit Debout !

Les autorités de Paris et de l'Etat voudraient siffler la fin de Nuit Debout. L'attaque se concentre notamment sur la place de la République à Paris et se fait par deux bouts, médiatique et policière. Les arguments se multiplient sur la sécurité mise soit disant en danger. Nous devons dire clairement que ce qui fait peur au pouvoir c'est en fait l'exercice concret de la démocratie réelle sur les places occupées et que ce qui met en danger notre sécurité ce sont les attaques contre le code du travail, contre les hôpitaux, contre les migrantEs, bref la politique même du pouvoir. Ce qui met en danger notre sécurité c'est la matraque des flics contre les lycéenNEs, les sans-papiers, les syndicalistes, les habitantEs des quartiers populaires.

Mais les autorités ont aussi commencé à attaquer la place de la République de manière policière. Pas encore en mesure d'utiliser la matraque à large échelle, elles y vont progressivement pour intimider ceux et celles qui seraient tentéEs de venir sur la place, marginaliser les autres, les discréditer avant de frapper plus fort. Ce mardi matin des cars de CRS et de la police nationale se sont rangés ouvertement sur la place. Des groupes de CRS se sont mis à sillonner la place et fouiller ostensiblement des personnes. La police provoque et montre qu'elle veut progressivement ré-occuper la place.

Nuit Debout est un mouvement qui n'appartient à personne et ne doit appartenir à personne. Ce ne sont surtout pas les autorités qui doivent déterminer ses choix et ses modes d'action. L'évolution de l'occupation de la place de la République appartient au mouvement. C'est pour cela qu'il faut empêcher le pouvoir de "privatiser" et contrôler la place de la République.

Face à ces intimidations policières nous pensons qu'il faut répondre collectivement. Nuit Debout a gagné une large audience et une légitimité. C'est notre meilleure arme face au pouvoir. Ce mardi, vers 14H00, la police a commencé à refluer de la place quand des cortèges de lycéenNEs sont arrivés et quand de plus en plus de monde a commencé à affluer pour les différentes commissions et réunions.

Alors il faut d'abord que notre réponse, sur Paris, ce soit que plus de monde vienne sur la place, chacun en fonction de ses disponibilités. Faisons des Matins debout : que ceux et celles qui peuvent passent, 15 mn, 30 mn, en allant au boulot, que des délégations viennent des lieux de travail, des facs et lycées, à la pause du midi, le soir.

Faisons vivre les Nuit Debout en dehors de Paris. Que le pouvoir soit débordé et ne puisse pas croire que la répression sur la place de la République permettra de mettre fin au mouvement.

Et contribuons à développer le mouvement contre la loi travail qui est aussi le moteur de cette volonté de tout changer pour qu'enfin ça change !

Le pouvoir veut continuer de contrôler nos jours et nos nuits. Il veut nous voler nos Nuits Debout : soyons encore plus nombreux et nombreuses pour reprendre nos jours comme nos nuits !

Montreuil, le 12 avril 2016