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01/07/2016

Attentat à la pudeur


Il est plus que nécessaire d'arrêter tout le pathos dont nous sommes abreuvés et repus. Si le lâche assassinat du couple de policiers, à leur domicile, est une tragédie, son utilisation à des fins politiques relève de la plus grande obscénité. La douleur perce chaque cœur quand un innocent succombe injustement. Des professions entières peuvent être cruellement touchées par un attentat ou un accident. Toutes ces pauvres victimes méritant compassion, respect, et pour certaines, hommages nationaux.

Et la vie continue ! Car passé ce cap difficile, il nous incombe de poursuivre notre existence, de travailler pour nos descendants sans pour autant oublier.


Des larmes des objectifs et des micros

L'utilisation de l'émotion, du chagrin, à des fins politiques nous indique bien le degré de bassesse atteint par François Hollande et ses sbires. 

Des funérailles à rallonge, avec une cérémonie à Paris et une autre dans l'Hérault. Les larmes, et le désespoir des personnes présentes aux passage des cortèges ; de l'émotion filmée, avec des gros plans et des micros-trottoirs ; de la tragédie à servir bien chaude dans les "journaux d'information" télévisés. 

Ces mêmes chaines, aux ordres, qui s'émeuvent quand l'équipe de France de football, l'UEFA devrais-je dire, remet un ballon dédicacé à l'orphelin.


Un nombre important d'agents blessés

L'utilisation médiatique aura été pour les sociétés de télévision ce qu'elles sont réellement : obscènes. Mais ce ne sont pas les seules à monter sur le podium de l'infamie ! Notre président, François le Dodu, mérite sa palme. Il n'a pas hésité à amener son pupitre afin de dire tout le bien qu'il pensait de notre police en rappelant au passage le nombre important d'agents blessés lors des manifestations contre la loi El Khomri. 

Le comble de l'indécence aura été de se pencher sur les cercueils, comme pour leur parler, suffisamment longtemps pour que les photographes fixent la scène. Les conseillers en communication ont fait de réels progrès !

L'emploi des forces de l'ordre pour taper sur les syndicalistes et laisser faire les casseurs dans le but de discréditer le mouvement revendicatif, doit être bien assimilée par le grand public. La démonstration est très claire : d'un côté les méchants, casseurs, syndicalistes et manifestants. D'un autre côté les gentils, la police. Que les CRS frappent des enfants, des vieux, des personnes à terre ou qu'ils les blessent par de jets de grenades, est tout à fait normal. Même si il y a mort d'homme, ils ne font que leur métier. Avec dévouement ! Pour la France, mais pas pour les français.

Quand un syndicat Rouge publie des affiches sur ces violences policières, c'est le tollé. Tel une mère poule, le ministre de tutelle s'égosille pour protéger sa couvée. Les policiers, c'est bien connu, ont un grand cœur et selon le ministre de l'intérieur, ils ont mal vécu cette attaque disproportionnée. 

La honte

Décidément ce petit président n'a pas d'honneur, ni de courage. Non content de trahir la gauche et le peuple qui a voté pour lui, il persiste dans sa volonté d'accorder toujours plus au capital et à la finance. 

Honte à ce traitre qui envoie la force publique contre les demandes légitimes du peuple. Honte à lui d'utiliser la détresse d'un deuil comme arme de propagande. Honte à ses ministres d'organiser un véritable recul social dans notre pays tout en se proclamant héritiers de Jaures.

Honte à vous monsieur Valls d'avoir été se faire photographier devant les vitres de l'hôpital Necker. Grâce à vous et à vos médias nous avons appris qu'il soignait les petits enfants malades. Au point où vous en êtes, un peu plus de misérabilisme ne vous fera pas de mal.

Pourtant le sujet n'aura pas été exploité jusqu'à l'os. L'erreur a quand même été réparée quand les voies d'information ont "révélées" que l'enfant des policiers assassinés se trouvait à l'hôpital Necker le jour de la grande manifestation.


Ce gouvernement nous aura montré toutes les facettes de son inaptitude à gérer le pays. L'utilisation de l'émotion en est une des plus méprisables.
Un attentat à la pudeur.


André Le Gall.