...Nous ne sommes pas là pour plaire aux gens. Juste les aider et les défendre...La politique de régression sociale du gouvernement : vous êtes tous concernés...Il n'y a pas d'arrangements..Rejoignez-nous...Défendez vos droits, adhérez à la CGT...Une seule attitude, la ligne dure !...Nous sommes là pour vous informer, vous guider et vous aider...

19/09/2017

Il n'y a pas d'arrangement





Pour toutes les personnes que nous représentons et celles que nous représenterons, pour celles que nous défendons et celles que nous défendrons, pour l'ensemble des travailleurs, pour la jeunesse et pour les retraités  il ne peut y avoir de régression sociale.

Telle est la position de la CGT !

Les ordonnances Macron visent à servir les intérêts du patronat et de la finance. Elle ne représentent en rien la solution à la crise économique que nous traversons. 

Les causes sont plutôt la poursuite de la  politique d'austérité, le dumping social européen, les délocalisations, l'ingérence de la finance dans les services de l'état, la dérégulation des secteurs d'activité.

Ce n'est pas en détricotant le code du travail que l'emploi reviendra. 
Ce n'est pas en faisant travailler les enfants que le pouvoir d'achat augmentera. 
Ce n'est pas en supprimant les 35 heures que le chômage baissera. Ce n'est pas en facilitant le licenciement qu'il y aura plus de travail.

Ces ordonnances sont  conçues pour briser les obstacles à la pensée libérale. Le marché doit être libre de faire ce qu'il veut, sans entraves, ce qui veut dire pas de syndicat, des esclaves kleenex, un nouveau code du travail avec seulement deux articles,  1 : tu travailles,  2 : je te vire. La liberté totale pour les patrons, la précarité pour les travailleurs!

A la CGT, nous ne pouvons nous résigner à subir de telles infamies. Nous n'accepterons jamais de telles propositions antisociales. 

Aujourd'hui nous exigeons le retrait de ces ordonnances. 
Il ne peut y avoir de concession à l'obscurantisme social !

Avec les ennemis du peuple il n'y a pas d'arrangement !


André Le Gall

13/09/2017

Nos adhérents et rien qu'eux




De nombreuses personnes se présentent à l'Union Locale parce qu'elles ont besoin de renseignements, de conseils et d'aide. Des personnes anonymes que nous ne connaissons pas. 

Que cela soit bien clair, nous ne défendons que nos adhérents. Celles et ceux qui préfèrent s'abstenir doivent comprendre que nous ne sommes pas des assistantes sociales. En mairie, il y a des services pour répondre à ces problèmes. 

Nous soutenons les personnes qui ont fait le geste de rejoindre notre organisation et de participer à sa vie. La solidarité, c'est aussi participer.


André Le Gall





12/09/2017

Bêtes ou méchants ? Ingrats, oui !



J'ai remarqué et lu sur les réseaux sociaux des messages se plaignant du désagrément causé par une journée de grève. De ces petites gènes qui perturbent et font atteinte aux petit confort de ces petites personnes qui se plaignent. Une atteinte intolérable, menée par des irresponsables, de dangereux terroristes qu'il faut, à tout prix, enfermer.

Ces délicats citoyens ont la mémoire courte, ou, pire, ne connaissent rien à l'histoire. Ils sont tellement incultes qu'ils ignorent à qui ils doivent tous les avantages dont ils jouissent. Des acquis obtenus après des jours, des semaines, des mois de lutte, de grèves et d'affrontement. Des avancées sociales dont le prix a été des sacrifices, de la sueur, du sang et parfois la mort. Tout cela donné par des militants, des syndicalistes. Des personnes qui ont fait passer autrui avant eux mêmes, avant leur personne.

C'est ainsi, avec tant d'abnégation, que la Sécurité Sociale a vu le jour, puis la retraite, le droit au chômage, les congés payés.... Tous ces acquis, par la force et le courage, qui profitent à tout le monde. Y compris à tous ces ingrats qui se permettent de critiquer, de juger ou de crier au scandale quand l'ordre, leur ordre établi, est perturbé momentanément.

Alors, vous qui critiquez, confortablement assis derrière vos ordinateurs, vous qui ne participez à rien mais profitez de tout, ayez au moins la décence de vous taire. Vous serez alors complices, comme d'habitude, de la dégradation du climat social mais, au moins, vous éviterez de polluer les débats par des propos ridicules.

Avec des ânes, on ne peut pas faire des chevaux de course.


André Le Gall.


09/06/2017

A quel jeu se livre le Conseil Départemental de Vaucluse ? Chapitre 3





Nos valeurs ne sont pas les votres. Vous n'avez qu'un seul objectif, le pouvoir, quel qu'il soit, du plus petit au plus grand. Soif de diriger, de profiter en même temps de tous ses avantages,  financiers ou autres, en nature. Une chose est certaine, vous êtes élus sur des promesses que vous ne tenez jamais, non sur les valeurs  humaines.

Nous avons, au contraire,  le sens de l'autre. C'est ce qui nous pousse à aider, à défendre et à construire un monde meilleur. Nous ne restons jamais insensibles à la détresse d'autrui car notre politique est de placer l'humain en premier, au centre du débat.


Ce troisième chapitre vous est dédié, vous les élus dont bien peu ont le souci d'aider son prochain. Dans le dossier de Madame Guillermin Emmanuelle, vous n'avez pas cherché la meilleure solution pour sortir de l'ornière cette employée. Vous n'avez toujours pas entendu sa détresse ni esquissé la moindre tentative de médiation. Non, vous avez pris le parti du mépris. Les électeurs administrés apprécieront !

Une chose est certaine, nous n'avons pas les mêmes valeurs. Nous, nous continuerons à affirmer les nôtres, les vraies.


André Le Gall

08/06/2017

A quel jeu se livre le Conseil Départemental de Vaucluse ? Chapitre 2



Il fallait s'y attendre ! La préparation des élections, et donc des bonnes soupes à venir, occulte quelque peu les cas prioritaires, ceux qui demandent une attention particulière ; ceux pour lesquels il faut posséder des qualités humaines.
Bien. Je prends bonne note de ce mutisme déraisonnable et irrévérencieux vis à vis de Madame Guillermin Emmanuelle. L'administration a le don de se montrer lourde, lente et intransigeante, du moins est-ce là l'image que renvoie sa hiérarchie. 
Devant tant de froideur, face à ce silence coupable, je continue donc à alerter et à rendre compté. Médias, presse, réseaux sociaux, tous font circuler l'information. Il ne manque plus que le bonnet d'âne pour couronner les responsables !
Une fois de plus, je demande instamment au Conseil Départemental de Vaucluse de bien vouloir reconsidérer ce dossier important, et ce, avec bienveillance et humanité.

Est-ce que j'en demanderais trop ?


André Le Gall

07/06/2017

A quel jeu se livre le Conseil Départemental de Vaucluse ? Chapitre 1



Nous publions aujourd'hui l'intégralité d'une lettre ouverte, écrite par notre camarade Emmanuelle. Plus qu'un coup de gueule envers une administration aveugle et sourde, c'est un véritable appel de détresse. Seul le Conseil Départemental détient le pouvoir de débloquer cette situation ubuesque.

Il serait bon de rappeler que nos élus le sont de par la volonté du peuple. A ce titre, ils ne doivent pas servir leur carrière personnelle mais œuvrer pour le bien des administrés.

En cette période électorale, nous croyons utile d'informer le public sur la manière inhumaine avec laquelle le Conseil Départemental de Vaucluse traite ses employés. Nous publions donc cette lettre ouverte et confirmons que nous ferons largement écho, par tous les moyens, à ce drame social.


André Le Gall
Trésorier de l'UL CGT APT





Le 1er juin 2017

Monsieur le Président Du Conseil Départemental de Vaucluse,


Je ne sais exactement quelles belles formules il faut employer lorsqu’on vous écrit une lettre. Je dois avouer que, même si je vous respecte, au stade où j’en suis, je vous écris avec sincérité, et la sincérité oublie les formules. Par contre, je me demande si vos services, vos employés et vous-même me respectez encore.

Quand j’étais l’une « des vôtres », vaillante, active, peut-être, sûrement même me respectiez vous. Mais aujourd’hui, vu le peu d’attention et d’assistance que l’on me porte, je dirais que le respect a disparu. Je me sens même méprisée.
J’ai tenté à maintes reprises d’expliquer ma situation, de la plaider, mais on tarde à me répondre. Quand on daigne le faire, la réponse ne varie pas. Mais la plupart du temps on me laisse dans le silence.

Je suis Emmanuelle Guillermin, Conseillère Conjugale et familiale pour le CPEF de la ville d’Apt. Je suis contractuelle du Conseil Départemental de Vaucluse depuis le 1er décembre 2011. Cela a été pour moi une grande fierté que de signer ce contrat. Je viens du privé. Pour chaque situation difficile ou mise en danger d’un mineur, la polyvalence, la PMI et l’ASE étaient les références. J’allais enfin faire partie de ces équipes. J’y ai mis tout mon cœ ur, tout mon savoir faire. J’ai aussi beaucoup appris. Je n’ai pas compté mon temps et mon investissement. Je n’ai pas compté les kilomètres non plus. Mais mon corps a dit stop le 16 novembre 2015.

C’est une chose d’être reconnue travailleur handicapée, ça en est une autre de subir le handicap : le côté gauche du corps paralysé par la douleur, de l’orteil à l’oreille, sans pouvoir ni marcher, ni se lever, ni se tenir allongée, encore moins conduire, et à peine parler. Se retrouver enfermée seule dans une maison de village sur 2 niveau, la nourriture au 1er, les toilettes au rez-dechaussée. Les urgences me renvoyant chez moi, et devant attendre 2 mois pour voir ma neurologue, mon médecin impuissant.

Au début le salaire est maintenu puis on n’en touche plus que la moitié. On rentre dans la précarité. La frontière est mince entre précarité et vulnérabilité quand on est malade. Quelle est la mission prioritaire des agents du département déjà ? La protection des personnes les plus faibles, oui voilà ! Ah ! Mais il y a les délais, les fameux délais !!

Au bout du 3ème mois de délai légal d’arrêt maladie, puis des 15 jours légaux de réflexion, le Médecin de Prévention du Conseil Départemental, prenant appui sur mon dossier médical et une lettre de ma neurologue, m’a reconnue inapte de façon définitive aux missions de mon poste. Je comprends : vue mon état et les préconisations de ma neurologue, c’est logique. Enfin, cela le semblait… C’était le 17 mars 2016.
Depuis ? On m’a placée en congé de grave maladie. On refuse de me licencier pour inaptitude. On ne me propose pas de reclassement. Je ne touche plus que la moitié de mon salaire 
sans les primes. J’ai déclaré pour 2016 un revenu de moins de 4000 euros. Mon compagnon a dû m’accueillir chez lui en plus de ses deux filles : je ne suis plus autonome et je ne peux plus payer mes factures. Je n’arrive même plus à payer ma mutuelle. Ma banque m’a enlevé mon autorisation de découvert. Je suis totalement précarisée. Cela accentue mes douleurs. Je vais être hospitalisée en juin au centre antidouleur car aujourd’hui aucune solution médicamenteuse ne fonctionne pour calmer mes crises. 
J’ai demandé à repasser en Comité Médical pour qu’on me laisse partir, pour redémarrer ma vie, pour sortir de cette précarité, de cette impasse douloureuse et financière : le Conseil Départemental n’entend rien. Je serai en congé de grave maladie jusqu’à la fin de mon contrat, payée par la CPAM.  En tout, j’aurais été bloquée 2 ans de ma vie fin 2017. Tout cela pourquoi ? Pour ne pas payer un licenciement pour inaptitude ? Licenciement auquel j’ai droit ?
Mon état de santé personne ne s’en préoccupe. L’état de mes finances non plus. Ma situation familiale qui en pâtit encore moins.

Est-ce ainsi que vous traitez vos agents Monsieur le Président ? Suis-je encore un agent du Département à vos yeux Monsieur ? Est-ce ainsi que vous venez en aide aux plus démunis Monsieur le Président ?

J’étais fière d’être Agent du Département de Vaucluse. Quand je vois que ces valeurs fortes  de protection et assistance ne sont pas aussi importantes aux yeux de certains de mes collègues, je ne trouve plus ma place dans la Fonction Publique. J’aurais au moins, pour ma part, porté ces valeurs de mon mieux pendant 4 ans. 
Malgré tout, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de ma parfaite considération.

Madame Emmanuelle Guillermin
Conseillère Conjugale et familiale

Non aux ordonnances Macron, oui à 10 améliorations du code du travail

Copie intégrale de l'article de Gérard Filoche





On doit rétablir la prééminence de la loi de la république, l'état de droit dans l'entreprise, l'ordre public social.

Le code du travail n'est pas trop gros (675 pages de lois) et il était lisible, avant la loi El Khomri. On doit rétablir la prééminence de la loi de la république, l'état de droit dans l'entreprise, l'ordre public social.

C'est très simple. Cela signifie réaffirmer que les droits de la femme et de l'homme au travail doivent l'emporter sur les besoins de l'entreprise et non pas l'inverse.

Le droit du travail se conçoit comme un droit universel, planétaire, relevant de l'OIT, de ses principes et de ses conventions, il est attaché aux humains, pas à chaque entreprise. Le droit du travail doit devenir constitutif du droit de la concurrence.

Cela signifie la réaffirmation du principe de faveur: "entre plusieurs textes de lois, conventions ou contrats, c'est le plus favorable aux salariés qui l'emporte".

Par ailleurs en le réécrivant, le code du travail doit être amélioré autour de 10 priorités "pour travailler mieux, moins, tous et gagner plus"

1. Réduire les durées légale et maximum du travail

Retour à 35 heures légales, 44 heures maxima et 2 jours de repos consécutifs par semaine. Il faut d'urgence ramener la durée réelle de la semaine de travail au plus près de la durée légale de 35 heures. Et passer aux 32 heures rapidement et par la loi sinon ça ne se fait pas. On fait 41 heures en moyenne en 2015 et il existe un milliard d'heures supplémentaires dissimulées soit l'équivalent de 600.000 emplois: elles seront contrôlées, sanctionnées, et la directive européenne "travailleurs détachés" sera immédiatement dénoncée.

Le "temps de travail effectif" sera défini comme le "temps où le salarié est subordonné à l'employeur". Il intégrera les pauses forcées, temps de trajets imposés, d'habillage obligatoire et de casse-croûte indispensables sur le lieu de travail en journée continue. Les heures supplémentaires doivent redevenir "ponctuelles et imprévisibles", donc exceptionnelles (accord signé par le patronat le 31 octobre 1995). Elles doivent être majorées de 50% pour les 5 premières heures et de 100% pour les suivantes afin de les rendre plus coûteuses que l'embauche.

Le contingent annuel d'heures supplémentaires doit revenir à 100 heures. La durée légale annuelle sera rétablie à 1600 heures, le "forfait jour" sera abrogé, le temps de repos (ou de déconnexion) quotidien obligatoire porté à 13 heures et à 48 heures hebdomadaires. Le temps de travail effectif sera comptabilisé de façon fiable et transparente, contrôlable par les salariés, les syndicats et l'inspection du travail.

Les sanctions aux délits de "travail dissimulé" seront majorées et appliquées.

Nous rétablirons, sauf cas de force majeure, les deux jours de repos consécutifs hebdomadaires et le principe du repos dominical sera renforcé –sauf cas de force majeure. En cas de dérogation exceptionnelle et impérative, il sera attribué une majoration minima de 100% ainsi que pour le travail de nuit, afin d'en rendre l'usage dissuasif pour les femmes et les hommes. De manière générale, les travaux du dimanche et de nuit et postés seront soumis à dérogation et à contrôle: l'interdiction aux mineurs sera rétablie.

C'est le socle préalable pour poursuivre la baisse du temps de travail en lien avec la santé des salariés et avec l'emploi de tous.

2. Empêcher la précarité

La loi fixera un quota maximal d'intérimaires et de contrats à durée déterminée, un plafond de précaires autorisés, égal à 5% des effectifs dans les entreprises de plus de 20 salariés, sauf dérogation préalable pour cause exceptionnelle. La loi augmentera l'indemnité de précarité pour la rendre dissuasive: à 25%, pour les CDD et l'intérim. L'usage de contrats précaires non motivés sur des postes permanents sera sanctionné et la requalification en CDI de CDD successifs sera facilitée, tant dans le secteur public que dans le privé. La durée d'un CDD sera limitée à un an. Tout allègement des cotisations sociales encourageant les emplois à temps partiel et précaires sera supprimé. La loi établira une complète égalité des droits entre salariés à temps plein et salariés à temps partiel, et la priorité pour revenir à temps plein. Elle limitera à 1 heure l'interruption entre deux plages de travail au cours d'une même journée, pour tout temps partiel, avec pénalité forte en cas d'infraction. Elle encadrera le temps partiel: ni ghetto subi pour les femmes et non qualifiés, ni le lot des "travailleurs pauvres"... L'intérim, la précarité seront interdits dans le bâtiment, les sites dit "Seveso" et tous travaux dangereux.

3. Établir un nouveau contrôle de l'inspection du travail sur les licenciements

L'inspection du travail, saisie par un syndicat, aura la possibilité de suspendre la procédure dès lors qu'il y a "un doute manifeste" sur le motif d'un licenciement. Le salarié restera dans l'entreprise et si l'employeur veut poursuivre, il devra apporter la preuve de son bien-fondé devant le juge concerné. La puissance publique pourra interdire effectivement les délocalisations et licenciements boursiers, spéculatifs, ne reposant pas sur des difficultés économiques réelles et sérieuses. Le contrôle et la taxation massive des délocalisations boursières et des externalisations artificielles est l'arme par excellence contre l'avidité du capital financier. Si l'existence de réelles difficultés économiques n'est pas reconnue, l'inspection du travail pourra rendre la procédure "nulle et de nul effet" en dressant un "constat de carence" dans un délai de huit jours après la fin de toutes les procédures, également lorsque "les mesures visant au reclassement sont insuffisantes".

4. Réguler la sous-traitance

Il s'agit de

– Rendre pénalement, civilement et économiquement responsable de façon incontournable le donneur d'ordre (...)

– Aligner les conventions collectives des sous-traitants sur celle du donneur d'ordre (...)

– Faciliter la reconnaissance des unités économiques et sociales (...)

Cela revient à abroger les lois qui ont encouragé les "découpes" d'entreprise, de groupes et d'UES, et toutes les formes de recours à la sous-traitance dérégulée permettant de surexploiter les petites entreprises.

5. Redévelopper la démocratie syndicale et sociale

Il convient de redonner aux syndicats des moyens juridiques, moraux et matériels.

Les élections prud'homales seront rétablies. Les élections à la gestion de toutes les caisses de protection sociale seront instituées. Elles devront se tenir le même jour, une fois tous les 5 ans.

Un financement public des organisations syndicales sera institué sans se substituer aux cotisations ni mettre en cause l'indépendance syndicale.

6. Accroître les moyens et pouvoirs des instances représentatives du personnel

Les conseils d'administrations seront composés à 50% d'élus salariés. Les missions des comités d'entreprises (et, à défaut, des délégués du personnel) élus tous les deux ans au plus, seront étendues. Au-delà des simples consultations, ils pourront sur certaines questions donner un "avis conforme" sans lequel l'employeur ne pourra imposer sa décision. Cela portera sur des questions clés et délimitées: horaires, salaires, application des conventions collectives, pour lesquelles l'employeur ne pourra pas imposer ses décisions sans avoir obtenu l'avis préalable et conforme de ces instances. La transparence des comptes et les obligations d'information complète et permanente des IRP sera rétablie.

Dans les TPE, PME, PMI, ETI, partout où il n'y a pas d'IRP, les conseillers du salarié se verront augmenter en nombre, en moyens, crédit d'heures.

7. Protéger, assurer, renforcer l'hygiène et la sécurité au travail

Nous prendrons toutes les mesures pour réparer complètement, ce qui est loin d'être le cas, les accidents du travail et maladies professionnelles. Nous redévelopperons la prévention maxima, et donnerons toute son indépendance et moyens à la médecine du travail. Les CHSCT seront élus partout et auront un budget. Leurs membres seront formés et disposeront de crédits d'heures suffisants.

8. Combattre toute forme de discrimination et de harcèlement au travail et dans l'entreprise

L'inspection du travail, dans ses missions, aura à charge particulièrement la lutte contre les discriminations syndicales à l'égard des immigrés et minorités, de l'âge, des handicaps et des orientations sexuelles, philosophiques, politiques ou religieuses.

Le combat contre les discriminations à l'égard des femmes fera l'objet d'une priorité afin de les éradiquer. L'égalité salariale à travail égal devra être établie par la loi partout en un délai d'un an. Elle fera l'objet de contrôles et de sanctions sévères, par l'inspection du travail, en référé sous astreinte, en cas de non respect.

9. Instaurer une véritable Sécurité sociale professionnelle

Quatre droits fondamentaux constitutifs seront mis en œuvre:

– Le droit au reclassement intégrant les niveaux de qualification

– Le droit au revenu garanti

- Le droit à la protection sociale permanente

- Le droit à la formation continue.

Une véritable Sécurité sociale professionnelle tend vers des droits et conventions, contrats collectifs négociés avec les syndicats majoritaires et sous contrôle des IRP, et non pas vers un "compte personnel d'activité" où le salarié est seul à seul avec son contrat fluctuant face à l'employeur.

Les jeunes disposeront d'un revenu sans condition de ressources entre 18 et 25 ans. Ce sera une nouvelle branche de la sécurité sociale comme celle de la "branche dépendance" pour les personnes âgées.

10. Doubler les moyens de l'inspection du travail

L'établissement d'un réel contrôle par la République sur le pouvoir des employeurs et des actionnaires demande un accroissement substantiel des effectifs et des moyens de l'inspection du travail. Le nombre de sections d'inspection sera au moins doublé.

L'économie doit être subordonnée aux besoins des humains, et non l'inverse.


Pour un état de droit dans l'entreprise digne et humain, pour un nouvel ordre public social il faut un renforcement du droit pénal du travail. "Ceux d'en haut" et, parmi eux, les grands chefs d'entreprise, ne montrent pas l'exemple, alors que ce sont eux qui ont la responsabilité supérieure d'embauche et de débauche, de vie ou de mort sur le contrat de travail. Un "salaire maxima" qui ne puisse être supérieur à 20 Smic devrait être introduit partout visant à rétablir un minimum d'équité dans les entreprises.

Source : huffingtonpost.fr - 06/06/2017

15/03/2017

Communiqué sur la clause Molière




Une disposition discriminatoire au lieu de vraies mesures pour lutter contre le dumping social

mardi 14 mars 2017

La CGT dénonce la « clause Molière » qu’elle considère comme discriminatoire et exige de vraies mesures pour lutter contre le dumping social.

Plusieurs conseils régionaux et conseils départementaux viennent d’instaurer, pour les chantiers publics du bâtiment," la clause Molière " créant l’obligation pour les salariés étrangers détachés en France de "parler français ".

Les raisons invoquées sont, d’une part, la sécurité - ils ne comprendraient pas les consignes - d’autre part, l’action contre l’utilisation abusive de travailleurs détachés - filtrer leur arrivée sur des critères linguistiques.

Pour la CGT, cette disposition est inacceptable, xénophobe, et discriminatoire parce qu’elle cible les salariés déjà en situation d’extrême exploitation. Tout le contraire de la bataille à mener contre ceux qui usent et abusent du dumping social et qui imposent des conditions de travail inacceptables.

De plus, cette « clause » exonère les entreprises françaises faisant appel aux travailleurs détachés de leur responsabilité sociale en tant qu’employeur.

Plutôt que de discriminer les salariés et de flirter avec la « préférence nationale » et les thèses de l’Extrême droite et de la Droite la plus dure, les collectivités devraient plutôt imposer aux employeurs des clauses de sécurité sociales et environnementales, dans leurs appels d’offre.

Pour éviter la mise en concurrence des salariés entre eux quelle que soit leur nationalité, la CGT exige de longue date que de vraies mesures soient prises pour mettre fin à la mise en concurrence des travailleurs, notamment :

- revoir la Directive détachement et imposer le paiement de salaires identiques, comprenant les cotisations sociales. La CGT réitère son exigence de mise en place d’un forfait social, imposant le paiement des cotisations sociales du pays dans lequel le travailleur détaché exerce.

- pour faciliter le contrôle et empêcher les abus, il convient de mettre fin à la sous-traitance en cascade et de limiter la sous-traitance à deux niveaux maximum. Il faut aussi renforcer les moyens humains et les prérogatives des inspecteurs du travail.

- donner des droits nouveaux aux représentants des salariés au sein des entreprises donneuses d’ordre et des comités d’entreprise européens et de groupe : 

  •  information obligatoire concernant les détachements de travailleurs, 
  • droit d’expertise pour apprécier les montants et délais des appels d’offre et vérifier leur compatibilité avec le respect de la législation sociale,
  • mettre à disposition les contrats des travailleurs détachés, 
  • droit d’intervention des CHSCT auprès des sous-traitants.

- renforcer les obligations et les contrôles de sécurité sur les chantiers alors qu’il y a toujours, dans le secteur de la construction, un mort chaque jour, en France. Les consignes de sécurité doivent être rédigées en français et dans la langue du salarié détaché, un interprète doit être mis à disposition autant que de besoin.

Le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, par courrier adressé au président du conseil régional, conteste la délibération instaurant la "clause Molière" prise par la collectivité régionale. La CGT demande à l’État de prendre position en s’opposant résolument à ces dispositions et d’adopter enfin de vraies mesures contre le dumping social et pour la sécurité des salariés, à commencer par l’abrogation de la loi Travail.

La journée d’action du 21 mars prochain sera l’occasion, pour la CGT, de réaffirmer ses propositions pour l’Industrie, les Services publics, la sécurité sociale professionnelle pour tous les salariés.

Montreuil, le 14 mars 2017


12/02/2017

La Bastide des Lavandins




Que ce passe t'il à la Bastide des Lavandins ? Dans cet Établissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), auparavant appelé Maison de Retraite, les tensions se multiplient entre personnel et direction.

Nous sommes régulièrement interpellés par des personnes en difficulté dans leur relation hiérarchique. Ces plaintes permanentes concernent leurs conditions de travail et la position de la direction. Celle-ci, bien que responsable de la santé physique et morale de son personnel, multiplie les brimades et les sanctions disciplinaires lourdes.

Cet établissement connait un turnover important de par la souffrance au travail que rencontrent les salariés. Démissions, ruptures conventionnelles, licenciement, sont régulièrement les causes de cette rotation du personnel. La bonne santé, même sociale, d'une entreprise, se mesure aussi au turnover, et dans ce cas précis, le constat est éloquent.

L'UL CGT d'APT ne peut rester insensible à la souffrance du personnel de cette entreprise privée. Il peut compter sur notre solidarité, notre écoute et notre volonté farouche de faire respecter la loi. Les salariés ont des droits et nous ferons le nécessaire pour que ceux-ci soient protégés. Nous continuerons de les recevoir, de les conseiller et de les défendre. Nous mettrons à leur disposition tous les outils dont dispose la CGT.

Nous restons vigilants quant à l'évolution du climat social de cet établissement. Nous recevrons tous les témoignages afin d'étayer ce dossier préoccupant.


André Le Gall
Pour le Bureau de l'UL CGT d'APT


05/02/2017

CQFD





Lettre d'une infirmière, à la famille Fillon 

"Je suis infirmière depuis plus de 12 ans et j'ai reçu la paie de janvier hier. Je travaille en 12 heures et comme j'ai fait 3 week-ends et 10 nuits en décembre, je touche 1745 euros nets d'impôts. On est très loin des sommes à 6 ou 7 chiffres dont j'entends parler à la télé depuis une semaine. 

"Dans la famille Fillon, je voudrai le père". 

Monsieur est payé depuis 1976 sur nos impôts car j'ai regardé son cv et entre assistant parlementaire, député, sénateur, ministre, premier ministre, président conseil général, monsieur n'a jamais bossé autrement que comme un parasite politicien qui voudrait maintenant présider la France pour mieux s'en mettre plein les poches. Hier soir, on apprenait via Médiapart que monsieur aurait aussi trempé les mains dans la magouille côté sénat. Pourquoi j'suis même plus étonnée ? Il y a quelques semaines on apprenait aussi que monsieur avait investi 1000 euros dans une société de conseil qui lui a rapporté 1500000 euros en 18 mois.

"Dans la famille Fillon, je voudrai la mère". 

Madame, réputée femme au foyer, est depuis peu médiatiquement assistante parlementaire de monsieur. Elle a gagné entre 3200 et 7900 euros par mois pendant des années. Avant que Saint Canard Enchaîné n'ébruite, madame était éloignée de la vie politique de son époux. On apprend aussi que madame a été payée 100.000 euros en 16 mois par une maison d'édition pour rédiger 3 ou 4 notes de lecture.

"Dans la famille Fillon, je voudrai les enfants".

 Là aussi les enfants ont été employés dans la holding parlementaire Fillon. Même quand ils étaient encore étudiants en droit, ils gagnaient déjà plus que moi chez papa.

Monsieur Fillon rebaptisé Monsieur Propre a fait du nettoyage son cheval de bataille et son programme électoral. Il a manifestement oublié de balayer devant sa porte. A lui qui veut supprimer 500.000 fonctionnaires et nous faire bosser 39 heures payées 35, je dis que moi, citoyenne contribuable, décrète qu'il faut supprimer toute cette racaille mafieuse politicienne qui nous pourrit la France. Le pire dans cette histoire est que la seule qui profite en se taisant est Marine Le Pen. 

Quand on fait la liste des familles Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Juppé, Hollande, Valls, Fillon qui ont conduit la France dans la merde actuelle avec 8 millions de chômeurs et autant de pauvres, il y a de quoi vomir. Quand on voit comment les gens se privent de soins parce que les mutuelles sont devenues trop chères, quand on voit comment Touraine nous ment en permanence sur la santé, il y a de quoi gerber. Quand on fait la liste des scandales politiques, la liste des scandales sanitaires pour ne citer que ceux-ci, il y a de quoi ne plus aller voter car oui ils sont tous pourris."

Source : page Facebook AP - HP : Santé Indignée

04/02/2017


Retraitées et Retraités

Une nouvelle page a été créée à l'intention de nos camarades de l'UCR. Nous tenons à témoigner de notre estime ainsi que de notre plus grand respect envers celles et ceux qui ne baissent jamais les bras.


Honneur à nos camarades

03/02/2017

Jaunes



L'expression « syndicat jaune» est le nom donné par les syndicats appelant à la grève, à ceux qui n'y appellent pas, accusés d'être opposés aux conflits de classe et d'être conciliants avec le patronat.
Ces accusations sont formulées, par exemple, lors d'un appel à ne pas faire grève lorsque la plupart des autres syndicats y appellent, ou lors de la signature d'accords de branche auxquels la plupart des syndicats sont opposés.
Individuellement, un « jaune » peut aussi désigner un travailleur engagé par un patron pour briser une grève ou lors d’une grève, un travailleur qui compromet son efficacité en refusant d’y participer.

Source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndicalisme_jaune

Élections TPE





Les salariés des TPE confirment la CGT comme première organisation, à dix points devant la deuxième !

Vendredi 3 février 2017

Les résultats des élections de représentativité dans les Très Petites Entreprises confirment la CGT comme première organisation syndicale au plan national.

Les salariés qui se sont exprimés ont choisi de légitimer le syndicalisme CGT, qui propose, conteste, revendique, lutte et négocie ! La CGT sort confortée de cette élection et remercie les électeurs.

Cette satisfaction des résultats ne peut gommer l’amateurisme dont ont fait preuve le gouvernement et les services du Ministère du Travail tout au long du processus électoral.

Ils portent notamment la responsabilité du faible taux de participation des salariés à l’élection.

Alors que 4,6 millions de salariés étaient concernés par l’élection, aucune communication digne de ce nom dans les médias n’aura été organisée afin d’informer, sensibiliser et favoriser leur expression.

La CGT dénonce le gouvernement et ses services qui auront jalonné d’embuches l’élection des salariés des TPE comme par exemple le report des élections pendant les fêtes de fin d’année.

Le choix de permettre la participation de listes syndicales pourtant dans l’incapacité de représenter les salariés dans les commissions paritaires qui vont se mettre en place démontre que loin de l’affichage, la prise en compte de l’expression des salariés des TPE sur leurs besoins, leurs revendications n’intéressent que peu le gouvernement !

Les salariés ont amené la meilleure des réponses, celle de placer en tête et loin devant la CGT avec un résultat de 25,12% devant la CFDT à 15,44%.

Ces résultats confèrent de grandes responsabilités à la CGT, qui, forte de ce résultat, réaffirme son engagement auprès des salariés des TPE pour, avec eux, exiger des avancées réelles en matière sociale.

La CGT mesure les efforts de déploiement à réaliser pour mieux représenter les salariés des TPE, leur donner plus de place encore dans le syndicalisme CGT, le syndicalisme de tous les salariés.

Montreuil, le 3 février 2017

02/02/2017

Venez voir ici ce que vous valez




Rejoignez-nous. A toutes celles et ceux désireux de militer, pour le bien de tous, incapables de rester impassibles devant la grande détresse sociale, allergiques à l'injustice et respectueux des lois, rejoignez-nous.  

Présents quotidiennement auprès d’une population maltraitée, volée et régulièrement rejetée, nous agissons pour le respect des lois, pour l’application des droits, pour le secours de toutes ces personnes victimes de l’égoïsme financier, de la recherche du profit, de l’individualisme entretenu par une petite frange de profiteurs. Rejoignez-nous. 

Nos vous apprendrons comment combattre l’adversité,  nous vous formerons à la connaissance du monde du travail et nous vous écouterons. C’est là un point essentiel ; être à même d’entendre autrui, ses souffrances, ses désirs, mais aussi ses idées et suggestions, ses projets. Pour cela, rejoignez-nous.

Si l’isolement est une impasse sombre, l’inculture, quant à elle, contribue à l’asservissement de chacun et surtout à son exploitation. Nul ne doit rester dans l’ignorance du droit, de l’histoire, de la pensée objective. Nous vous proposons le débat, des formations et l’opportunité de créer des relations fraternelles, tellement enrichissantes. Rejoignez nous.

Rejoignez-nous pour faire bouger les lignes. Celles qui séparent les individus en autant de parts inégales dont les plus infimes sont occupées par les nantis, les puissants, les élites. Rejoignez-nous car c’est ensemble que nous constituons une force, une armée capable de renverser les montagnes. Nous avons tous en nous cette capacité à lutter, encore faut-il se regrouper. Ouvrez votre cœur et montrez-nous votre détermination.

Venez voir ici ce que vous valez.


André Le Gall.

17/01/2017

Nouveau

Afin d'être plus disponibles, nous mettons à votre disposition une ligne mobile : 07.84.00.49.16

11/01/2017

Les ânes sont bien plus intelligents !




À peine 5 % des salariés ont d'ores et déjà voté dans les Très Petites Entreprises, celles qui comptent moins de dix personnes. Que faut-il en retenir ? Pour ma part, une certaine lassitude, voire une once de dégoût. 

Les ouvriers et les employés, dans leur grande ignorance, creusent chaque jour et toujours plus profond, la tombe de leurs acquis sociaux, de leurs droits collectifs. 

Les élections qui se déroulent jusqu'au 13 janvier 2017, sont pourtant d'une grande importance. Elles permettent la désignation de représentants du personnel dans chaque branche d'activité et ce sont ces mêmes élus qui défendront les droits des salariés. En effet, chaque salarié et chaque patron se soumettent à la convention collective qui fixe, les conditions d'embauche et la vie du contrat de travail, les éléments essentiels des classifications et des niveaux de qualification, les congés, la formation professionnelle, les modalités d’accès à un régime de prévoyance et/ou de frais de soins de santé ainsi que les couvertures à minima pour les salariés. 

 Qu'arrivera-t'il demain si aucun représentant n'est élu ? De nouveaux accords de branche, institués par le patronat, maître du jeu puisque seul à décider ce qui est bon pour lui. 

 Les salariés jugent les syndicats comme leurs ennemis ; de dangereux terroristes, fauteurs de troubles. D'autres, estiment ne pas être concernés par ces élections, trop éloignées de la réalité du terrain ! Ignorance, crasse bêtise ou tout simplement lâcheté, il y a bien des raisons au dépit. 




Pourtant, dans les permanences syndicales, conçues pour recevoir le public, je vois défiler ces salariés de TPE. Harcelés, maltraité, volés, démoralisés, ils fondent dans l'Organisation Syndicale le dernier espoir pour résoudre leurs problèmes. 

 L'individualiste d'hier se rend compte, un peu tard, que seul un comportement collectif est à même d'améliorer son existence. Mais celà, je n'arrête pas de le répéter. En vain ?


André Le Gall.