...Nous ne sommes pas là pour plaire aux gens. Juste les aider et les défendre...La politique de régression sociale du gouvernement : vous êtes tous concernés...Il n'y a pas d'arrangements..Rejoignez-nous...Défendez vos droits, adhérez à la CGT...Une seule attitude, la ligne dure !...Nous sommes là pour vous informer, vous guider et vous aider...

09/06/2017

A quel jeu se livre le Conseil Départemental de Vaucluse ? Chapitre 3





Nos valeurs ne sont pas les votres. Vous n'avez qu'un seul objectif, le pouvoir, quel qu'il soit, du plus petit au plus grand. Soif de diriger, de profiter en même temps de tous ses avantages,  financiers ou autres, en nature. Une chose est certaine, vous êtes élus sur des promesses que vous ne tenez jamais, non sur les valeurs  humaines.

Nous avons, au contraire,  le sens de l'autre. C'est ce qui nous pousse à aider, à défendre et à construire un monde meilleur. Nous ne restons jamais insensibles à la détresse d'autrui car notre politique est de placer l'humain en premier, au centre du débat.


Ce troisième chapitre vous est dédié, vous les élus dont bien peu ont le souci d'aider son prochain. Dans le dossier de Madame Guillermin Emmanuelle, vous n'avez pas cherché la meilleure solution pour sortir de l'ornière cette employée. Vous n'avez toujours pas entendu sa détresse ni esquissé la moindre tentative de médiation. Non, vous avez pris le parti du mépris. Les électeurs administrés apprécieront !

Une chose est certaine, nous n'avons pas les mêmes valeurs. Nous, nous continuerons à affirmer les nôtres, les vraies.


André Le Gall

08/06/2017

A quel jeu se livre le Conseil Départemental de Vaucluse ? Chapitre 2



Il fallait s'y attendre ! La préparation des élections, et donc des bonnes soupes à venir, occulte quelque peu les cas prioritaires, ceux qui demandent une attention particulière ; ceux pour lesquels il faut posséder des qualités humaines.
Bien. Je prends bonne note de ce mutisme déraisonnable et irrévérencieux vis à vis de Madame Guillermin Emmanuelle. L'administration a le don de se montrer lourde, lente et intransigeante, du moins est-ce là l'image que renvoie sa hiérarchie. 
Devant tant de froideur, face à ce silence coupable, je continue donc à alerter et à rendre compté. Médias, presse, réseaux sociaux, tous font circuler l'information. Il ne manque plus que le bonnet d'âne pour couronner les responsables !
Une fois de plus, je demande instamment au Conseil Départemental de Vaucluse de bien vouloir reconsidérer ce dossier important, et ce, avec bienveillance et humanité.

Est-ce que j'en demanderais trop ?


André Le Gall

07/06/2017

A quel jeu se livre le Conseil Départemental de Vaucluse ? Chapitre 1



Nous publions aujourd'hui l'intégralité d'une lettre ouverte, écrite par notre camarade Emmanuelle. Plus qu'un coup de gueule envers une administration aveugle et sourde, c'est un véritable appel de détresse. Seul le Conseil Départemental détient le pouvoir de débloquer cette situation ubuesque.

Il serait bon de rappeler que nos élus le sont de par la volonté du peuple. A ce titre, ils ne doivent pas servir leur carrière personnelle mais œuvrer pour le bien des administrés.

En cette période électorale, nous croyons utile d'informer le public sur la manière inhumaine avec laquelle le Conseil Départemental de Vaucluse traite ses employés. Nous publions donc cette lettre ouverte et confirmons que nous ferons largement écho, par tous les moyens, à ce drame social.


André Le Gall
Trésorier de l'UL CGT APT





Le 1er juin 2017

Monsieur le Président Du Conseil Départemental de Vaucluse,


Je ne sais exactement quelles belles formules il faut employer lorsqu’on vous écrit une lettre. Je dois avouer que, même si je vous respecte, au stade où j’en suis, je vous écris avec sincérité, et la sincérité oublie les formules. Par contre, je me demande si vos services, vos employés et vous-même me respectez encore.

Quand j’étais l’une « des vôtres », vaillante, active, peut-être, sûrement même me respectiez vous. Mais aujourd’hui, vu le peu d’attention et d’assistance que l’on me porte, je dirais que le respect a disparu. Je me sens même méprisée.
J’ai tenté à maintes reprises d’expliquer ma situation, de la plaider, mais on tarde à me répondre. Quand on daigne le faire, la réponse ne varie pas. Mais la plupart du temps on me laisse dans le silence.

Je suis Emmanuelle Guillermin, Conseillère Conjugale et familiale pour le CPEF de la ville d’Apt. Je suis contractuelle du Conseil Départemental de Vaucluse depuis le 1er décembre 2011. Cela a été pour moi une grande fierté que de signer ce contrat. Je viens du privé. Pour chaque situation difficile ou mise en danger d’un mineur, la polyvalence, la PMI et l’ASE étaient les références. J’allais enfin faire partie de ces équipes. J’y ai mis tout mon cœ ur, tout mon savoir faire. J’ai aussi beaucoup appris. Je n’ai pas compté mon temps et mon investissement. Je n’ai pas compté les kilomètres non plus. Mais mon corps a dit stop le 16 novembre 2015.

C’est une chose d’être reconnue travailleur handicapée, ça en est une autre de subir le handicap : le côté gauche du corps paralysé par la douleur, de l’orteil à l’oreille, sans pouvoir ni marcher, ni se lever, ni se tenir allongée, encore moins conduire, et à peine parler. Se retrouver enfermée seule dans une maison de village sur 2 niveau, la nourriture au 1er, les toilettes au rez-dechaussée. Les urgences me renvoyant chez moi, et devant attendre 2 mois pour voir ma neurologue, mon médecin impuissant.

Au début le salaire est maintenu puis on n’en touche plus que la moitié. On rentre dans la précarité. La frontière est mince entre précarité et vulnérabilité quand on est malade. Quelle est la mission prioritaire des agents du département déjà ? La protection des personnes les plus faibles, oui voilà ! Ah ! Mais il y a les délais, les fameux délais !!

Au bout du 3ème mois de délai légal d’arrêt maladie, puis des 15 jours légaux de réflexion, le Médecin de Prévention du Conseil Départemental, prenant appui sur mon dossier médical et une lettre de ma neurologue, m’a reconnue inapte de façon définitive aux missions de mon poste. Je comprends : vue mon état et les préconisations de ma neurologue, c’est logique. Enfin, cela le semblait… C’était le 17 mars 2016.
Depuis ? On m’a placée en congé de grave maladie. On refuse de me licencier pour inaptitude. On ne me propose pas de reclassement. Je ne touche plus que la moitié de mon salaire 
sans les primes. J’ai déclaré pour 2016 un revenu de moins de 4000 euros. Mon compagnon a dû m’accueillir chez lui en plus de ses deux filles : je ne suis plus autonome et je ne peux plus payer mes factures. Je n’arrive même plus à payer ma mutuelle. Ma banque m’a enlevé mon autorisation de découvert. Je suis totalement précarisée. Cela accentue mes douleurs. Je vais être hospitalisée en juin au centre antidouleur car aujourd’hui aucune solution médicamenteuse ne fonctionne pour calmer mes crises. 
J’ai demandé à repasser en Comité Médical pour qu’on me laisse partir, pour redémarrer ma vie, pour sortir de cette précarité, de cette impasse douloureuse et financière : le Conseil Départemental n’entend rien. Je serai en congé de grave maladie jusqu’à la fin de mon contrat, payée par la CPAM.  En tout, j’aurais été bloquée 2 ans de ma vie fin 2017. Tout cela pourquoi ? Pour ne pas payer un licenciement pour inaptitude ? Licenciement auquel j’ai droit ?
Mon état de santé personne ne s’en préoccupe. L’état de mes finances non plus. Ma situation familiale qui en pâtit encore moins.

Est-ce ainsi que vous traitez vos agents Monsieur le Président ? Suis-je encore un agent du Département à vos yeux Monsieur ? Est-ce ainsi que vous venez en aide aux plus démunis Monsieur le Président ?

J’étais fière d’être Agent du Département de Vaucluse. Quand je vois que ces valeurs fortes  de protection et assistance ne sont pas aussi importantes aux yeux de certains de mes collègues, je ne trouve plus ma place dans la Fonction Publique. J’aurais au moins, pour ma part, porté ces valeurs de mon mieux pendant 4 ans. 
Malgré tout, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de ma parfaite considération.

Madame Emmanuelle Guillermin
Conseillère Conjugale et familiale

Non aux ordonnances Macron, oui à 10 améliorations du code du travail

Copie intégrale de l'article de Gérard Filoche





On doit rétablir la prééminence de la loi de la république, l'état de droit dans l'entreprise, l'ordre public social.

Le code du travail n'est pas trop gros (675 pages de lois) et il était lisible, avant la loi El Khomri. On doit rétablir la prééminence de la loi de la république, l'état de droit dans l'entreprise, l'ordre public social.

C'est très simple. Cela signifie réaffirmer que les droits de la femme et de l'homme au travail doivent l'emporter sur les besoins de l'entreprise et non pas l'inverse.

Le droit du travail se conçoit comme un droit universel, planétaire, relevant de l'OIT, de ses principes et de ses conventions, il est attaché aux humains, pas à chaque entreprise. Le droit du travail doit devenir constitutif du droit de la concurrence.

Cela signifie la réaffirmation du principe de faveur: "entre plusieurs textes de lois, conventions ou contrats, c'est le plus favorable aux salariés qui l'emporte".

Par ailleurs en le réécrivant, le code du travail doit être amélioré autour de 10 priorités "pour travailler mieux, moins, tous et gagner plus"

1. Réduire les durées légale et maximum du travail

Retour à 35 heures légales, 44 heures maxima et 2 jours de repos consécutifs par semaine. Il faut d'urgence ramener la durée réelle de la semaine de travail au plus près de la durée légale de 35 heures. Et passer aux 32 heures rapidement et par la loi sinon ça ne se fait pas. On fait 41 heures en moyenne en 2015 et il existe un milliard d'heures supplémentaires dissimulées soit l'équivalent de 600.000 emplois: elles seront contrôlées, sanctionnées, et la directive européenne "travailleurs détachés" sera immédiatement dénoncée.

Le "temps de travail effectif" sera défini comme le "temps où le salarié est subordonné à l'employeur". Il intégrera les pauses forcées, temps de trajets imposés, d'habillage obligatoire et de casse-croûte indispensables sur le lieu de travail en journée continue. Les heures supplémentaires doivent redevenir "ponctuelles et imprévisibles", donc exceptionnelles (accord signé par le patronat le 31 octobre 1995). Elles doivent être majorées de 50% pour les 5 premières heures et de 100% pour les suivantes afin de les rendre plus coûteuses que l'embauche.

Le contingent annuel d'heures supplémentaires doit revenir à 100 heures. La durée légale annuelle sera rétablie à 1600 heures, le "forfait jour" sera abrogé, le temps de repos (ou de déconnexion) quotidien obligatoire porté à 13 heures et à 48 heures hebdomadaires. Le temps de travail effectif sera comptabilisé de façon fiable et transparente, contrôlable par les salariés, les syndicats et l'inspection du travail.

Les sanctions aux délits de "travail dissimulé" seront majorées et appliquées.

Nous rétablirons, sauf cas de force majeure, les deux jours de repos consécutifs hebdomadaires et le principe du repos dominical sera renforcé –sauf cas de force majeure. En cas de dérogation exceptionnelle et impérative, il sera attribué une majoration minima de 100% ainsi que pour le travail de nuit, afin d'en rendre l'usage dissuasif pour les femmes et les hommes. De manière générale, les travaux du dimanche et de nuit et postés seront soumis à dérogation et à contrôle: l'interdiction aux mineurs sera rétablie.

C'est le socle préalable pour poursuivre la baisse du temps de travail en lien avec la santé des salariés et avec l'emploi de tous.

2. Empêcher la précarité

La loi fixera un quota maximal d'intérimaires et de contrats à durée déterminée, un plafond de précaires autorisés, égal à 5% des effectifs dans les entreprises de plus de 20 salariés, sauf dérogation préalable pour cause exceptionnelle. La loi augmentera l'indemnité de précarité pour la rendre dissuasive: à 25%, pour les CDD et l'intérim. L'usage de contrats précaires non motivés sur des postes permanents sera sanctionné et la requalification en CDI de CDD successifs sera facilitée, tant dans le secteur public que dans le privé. La durée d'un CDD sera limitée à un an. Tout allègement des cotisations sociales encourageant les emplois à temps partiel et précaires sera supprimé. La loi établira une complète égalité des droits entre salariés à temps plein et salariés à temps partiel, et la priorité pour revenir à temps plein. Elle limitera à 1 heure l'interruption entre deux plages de travail au cours d'une même journée, pour tout temps partiel, avec pénalité forte en cas d'infraction. Elle encadrera le temps partiel: ni ghetto subi pour les femmes et non qualifiés, ni le lot des "travailleurs pauvres"... L'intérim, la précarité seront interdits dans le bâtiment, les sites dit "Seveso" et tous travaux dangereux.

3. Établir un nouveau contrôle de l'inspection du travail sur les licenciements

L'inspection du travail, saisie par un syndicat, aura la possibilité de suspendre la procédure dès lors qu'il y a "un doute manifeste" sur le motif d'un licenciement. Le salarié restera dans l'entreprise et si l'employeur veut poursuivre, il devra apporter la preuve de son bien-fondé devant le juge concerné. La puissance publique pourra interdire effectivement les délocalisations et licenciements boursiers, spéculatifs, ne reposant pas sur des difficultés économiques réelles et sérieuses. Le contrôle et la taxation massive des délocalisations boursières et des externalisations artificielles est l'arme par excellence contre l'avidité du capital financier. Si l'existence de réelles difficultés économiques n'est pas reconnue, l'inspection du travail pourra rendre la procédure "nulle et de nul effet" en dressant un "constat de carence" dans un délai de huit jours après la fin de toutes les procédures, également lorsque "les mesures visant au reclassement sont insuffisantes".

4. Réguler la sous-traitance

Il s'agit de

– Rendre pénalement, civilement et économiquement responsable de façon incontournable le donneur d'ordre (...)

– Aligner les conventions collectives des sous-traitants sur celle du donneur d'ordre (...)

– Faciliter la reconnaissance des unités économiques et sociales (...)

Cela revient à abroger les lois qui ont encouragé les "découpes" d'entreprise, de groupes et d'UES, et toutes les formes de recours à la sous-traitance dérégulée permettant de surexploiter les petites entreprises.

5. Redévelopper la démocratie syndicale et sociale

Il convient de redonner aux syndicats des moyens juridiques, moraux et matériels.

Les élections prud'homales seront rétablies. Les élections à la gestion de toutes les caisses de protection sociale seront instituées. Elles devront se tenir le même jour, une fois tous les 5 ans.

Un financement public des organisations syndicales sera institué sans se substituer aux cotisations ni mettre en cause l'indépendance syndicale.

6. Accroître les moyens et pouvoirs des instances représentatives du personnel

Les conseils d'administrations seront composés à 50% d'élus salariés. Les missions des comités d'entreprises (et, à défaut, des délégués du personnel) élus tous les deux ans au plus, seront étendues. Au-delà des simples consultations, ils pourront sur certaines questions donner un "avis conforme" sans lequel l'employeur ne pourra imposer sa décision. Cela portera sur des questions clés et délimitées: horaires, salaires, application des conventions collectives, pour lesquelles l'employeur ne pourra pas imposer ses décisions sans avoir obtenu l'avis préalable et conforme de ces instances. La transparence des comptes et les obligations d'information complète et permanente des IRP sera rétablie.

Dans les TPE, PME, PMI, ETI, partout où il n'y a pas d'IRP, les conseillers du salarié se verront augmenter en nombre, en moyens, crédit d'heures.

7. Protéger, assurer, renforcer l'hygiène et la sécurité au travail

Nous prendrons toutes les mesures pour réparer complètement, ce qui est loin d'être le cas, les accidents du travail et maladies professionnelles. Nous redévelopperons la prévention maxima, et donnerons toute son indépendance et moyens à la médecine du travail. Les CHSCT seront élus partout et auront un budget. Leurs membres seront formés et disposeront de crédits d'heures suffisants.

8. Combattre toute forme de discrimination et de harcèlement au travail et dans l'entreprise

L'inspection du travail, dans ses missions, aura à charge particulièrement la lutte contre les discriminations syndicales à l'égard des immigrés et minorités, de l'âge, des handicaps et des orientations sexuelles, philosophiques, politiques ou religieuses.

Le combat contre les discriminations à l'égard des femmes fera l'objet d'une priorité afin de les éradiquer. L'égalité salariale à travail égal devra être établie par la loi partout en un délai d'un an. Elle fera l'objet de contrôles et de sanctions sévères, par l'inspection du travail, en référé sous astreinte, en cas de non respect.

9. Instaurer une véritable Sécurité sociale professionnelle

Quatre droits fondamentaux constitutifs seront mis en œuvre:

– Le droit au reclassement intégrant les niveaux de qualification

– Le droit au revenu garanti

- Le droit à la protection sociale permanente

- Le droit à la formation continue.

Une véritable Sécurité sociale professionnelle tend vers des droits et conventions, contrats collectifs négociés avec les syndicats majoritaires et sous contrôle des IRP, et non pas vers un "compte personnel d'activité" où le salarié est seul à seul avec son contrat fluctuant face à l'employeur.

Les jeunes disposeront d'un revenu sans condition de ressources entre 18 et 25 ans. Ce sera une nouvelle branche de la sécurité sociale comme celle de la "branche dépendance" pour les personnes âgées.

10. Doubler les moyens de l'inspection du travail

L'établissement d'un réel contrôle par la République sur le pouvoir des employeurs et des actionnaires demande un accroissement substantiel des effectifs et des moyens de l'inspection du travail. Le nombre de sections d'inspection sera au moins doublé.

L'économie doit être subordonnée aux besoins des humains, et non l'inverse.


Pour un état de droit dans l'entreprise digne et humain, pour un nouvel ordre public social il faut un renforcement du droit pénal du travail. "Ceux d'en haut" et, parmi eux, les grands chefs d'entreprise, ne montrent pas l'exemple, alors que ce sont eux qui ont la responsabilité supérieure d'embauche et de débauche, de vie ou de mort sur le contrat de travail. Un "salaire maxima" qui ne puisse être supérieur à 20 Smic devrait être introduit partout visant à rétablir un minimum d'équité dans les entreprises.

Source : huffingtonpost.fr - 06/06/2017